INSTITUT FRANÇAIS DE LA MER

 

LE MOT DU PRÉSIDENT

OURAGAN SUR LE MONDE

La tempête exceptionnelle qui s’est abattue sur le mondel’humanité fait rage. Les navires les plus robustes sont mis à rude épreuve. Aucun état-major n’est vraiment préparé à de telles conditions.

Il faut rester manoeuvrant et les équipages valides tentent très courageusement de faire face. Mais nul ne sait réellement prédire quand l’accalmie surviendra, dans quel état elle nous laissera., combien auront été emportés par les lames, de nos flottes et qu’en sera-t-il de nos cohésions.

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Actualités

Tribune publiée dans « LE MARIN » du 30 avril 2020
par Eudes Riblier, Président de l’IFM

« NOTRE OCÉAN, CE TRÉSOR EN PÉRIL »

 

La crise sanitaire montre la fragilité des biens communs essentiels et l’importance de nos comportements individuels et collectifs pour leur sauvegarde. Quelles leçons en tirer concernant l’Océan ?

On l’entend souvent répété : le monde d’après la crise ne sera pas celui d’avant. Mais lequel voulons-nous ? 

Nous découvrons brutalement la fragilité d’un système de santé que nous croyions solide. N’en est-il pas de même pour d’autres « Biens Communs », civilisationnels ou naturels que nous tenons pour acquis ? Comme la liberté d’aller et venir, la sécurité sociale, un climat stable, une riche biodiversité, ou un océan généreux ?

Cette crise nous montre combien nous dépendons de ces biens communs. Son combat illustre comment, chacun, nous pouvons agir pour les préserver : comment nous avons une part de responsabilité et une formidable occasion d’engagement.

La grande leçon à en tirer, n’est-ce pas l’absolue nécessité d’identifier ces biens communs essentiels, et de les préserver coûte que coûte ? 

La mobilisation va permettre de venir à bout de la pandémie, au prix de nombreuses victimes, de grandes souffrances et lourdes difficultés. A l’urgence sanitaire va succéder l’urgence sociale, économique, sécuritaire, environnementale. 

Le confinement, les gestes barrières sont vécus par la plupart d’entre nous comme un engagement citoyen et une responsabilité individuelle : notre contribution à la lutte, en appui de ceux qui sont en première ligne. Les Etats, de leur côté, prennent des mesures économiques comme vis-à-vis des libertés, auparavant inimaginables.

Nous les acceptons face au danger immédiat, concret. Face aux crises moins immédiates, mobiliser reste difficile. 

Les scientifiques nous montrent comment la perte de biodiversité impacte la propagation de virus des animaux sauvage à l’homme, mettant une fois de plus en évidence le lien organique puissant qui unit l’Homme à son environnement. Faut-il d’autres bouleversements pour qu’enfin nous bougions ? Notre santé et celle de notre Planète ne sont-elles pas ensemble, notre plus grand bien commun ? 

Il nous faut, dans l’agenda du monde d’après, soigner notre terre et en particulier 70% de celle-ci : notre Océan, ce trésor en péril. Aujourd’hui, il émet la moitié de l’oxygène de notre planète, autant que l’ensemble des forêts. Il absorbe un tiers de l’oxyde de carbone que nous émettons. Ses poissons fournissent les protéines nécessaires à des milliards d’humains. Les grands courants qui le parcourent en surface où ils se réchauffent et dans les profondeurs où ils se refroidissent, régulent notre climat et il stocke 90% de la chaleur produite par nos activités. Sa biodiversité interagit avec l’air et la terre. Notre civilisation ne survivra pas à un effondrement des écosystèmes marins. 

Développer la conscience des biens communs est complexe : c’est une évolution culturelle, où les changements de comportements individuels volontaires et volontaristes viennent appuyer la définition, la diffusion et l’assimilation de nouvelles règles communes. Engageons et conduisons ce renouveau.

Réchauffement, acidification, pollutions, déchets, surpêche, aquaculture intensive : comme dans la lutte contre la pandémie, tous les gestes comptent. Acceptons de nouvelles contraintes et ne soyons pas le passager clandestin, qui profite du système sans y contribuer ; le mouton, qui change ses habitudes seulement sous la pression sociale ; l’attentiste, qui sait la nécessité d’agir mais laisse aux autres les premiers efforts. Ne nous contentons pas d’applaudir. Inspirons-nous des actions vertueuses, de tous ceux qui prennent déjà soin de l’Océan.

La communauté maritime en compte bon nombre chez les scientifique, les associations, les

institutions et, de plus en plus, dans le secteur économique. Elle montre sa volonté de poursuivre dans la tempête, d’y trouver même des opportunités de progrès, d’éco-innovations. Puisse sa solidarité aider les plus fragiles à traverser l’épreuve.

L’actualité nous le montre : nous pouvons vivre différemment, nous adapter profondément, changer nos habitudes. Par nos actes, poussons l’Etat, l’Europe, la communauté internationale à agir sans tarder : prenons notre part de responsabilité pour que l’Océan soit toujours notre bien commun.

N’attendons pas : c’est notre choix du monde d’après.

Eudes Riblier
Président de l’Institut Français de la Mer
Co-initiateur de l’Appel pour l’Océan, Bien commun de l’Humanité : « oceanascommon.org »

 

 

 

PROCÈS VERBAL DE L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

 DE L'INSTITUT FRANÇAIS DE LA MER DU 22 MAI 2019

 

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COMMUNIQUE DE PRESSE

 

L’Océan, bien commun de l’Humanité, premier objectif et premier pilier de la stratégie maritime de la France.

 

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MARDIS DE LA MER 2020-2021

CYCLE DE CONFERENCES ORGANISE PAR L’INSTITUT FRANÇAIS DE LA MER (IFM) ET LE CENTRE D’ETUDES DE LA MER (CETMER) DE L’INSTITUT CATHOLIQUE DE PARIS (ICP)

Entrée libre avec inscription obligatoire sur le site https.//mardismer 20-21.evenbrite.fr 

ICP, 74 rue de Vaugirard, 75006 Paris (Métro Rennes ou Saint Sulpice)

Horaires 18h00 -19h30    Informations : 0144398483  ou mardisdelamer@icp.fr

  

Nota : les conférences se tiendront en présentiel (port du masque obligatoire) sous réserve de l’évolution de la situation sanitaire

PROGRAMME (ouvrir ici)

Premières conférences :

 

mardi 6 octobre 2020 
Accueil 
Philippe Bordeyne, Recteur de l’ICP
Cécile Coulangeon, Doyenne de la faculté des lettres de l’ICP 

 

Introduction 
Christian Buchet, de l’Académie de Marine, Directeur du CETMER, administrateur de l’IFM
Eudes Riblier, Président de l’Institut Français de la Mer 

Le ministère de la mer, et maintenant ? 
Annick Girardin, Ministre de la Mer 

mardi 20 octobre 2020

Géostratégie du Golfe et des approvisionnements maritimes 
Amiral (2s) Edouard Guillaud de l’Académie de Marine, 
ancien Chef d’Etat-Major des Armées, ancien Chef d’Etat-Major du Président de la République, ancien Commandant du porte-avions Charles de Gaulle 

mardi 10 novembre 2020 

Ensemble, faisons de la mer un monde : le futur grand musée maritime national pour le XXIe siècle
Vincent Campredon, Commissaire général de la Marine, 
Directeur du Musée national de la Marine 

mardi 24 novembre 2020 

L’économie maritime et le Covid 19 
Frédéric Moncany de Saint Aignan, Président du Cluster Maritime Français 

mardi 8 décembre 2020 

Le Portugal, la mer et la gouvernance internationale de l’Océan
Jorge Torres-Pereira, Ambassadeur du Portugal en France 

mardi 15 décembre 2020 

11 millions de km2, pour quoi faire - Le bien commun, fondement de la stratégie maritime de la France ? 
Conférence débat avec la participation de
Jean-Louis Fillon, Délégué Général de l’Institut Français de la Mer ; 
Jean-Pierre Beurier, Professeur émérite à l’Université de Nantes ;
Jérôme Bignon, Sénateur, ancien président de l’Agence des Aires marines protégées; 
Yves Postec, Contre-amiral, directeur du Centre d’études stratégiques de la Marine;
Serge Segura, Ambassadeur chargé des Océans 

 

 
 

L'INSTITUT FRANÇAIS DE LA MER REÇOIT LE PRIX DE STRATÉGIE GÉNÉRALE DE L’ACADÉMIE DE MARINE (ouvrir ici)

 

L’IFM participe au lancement de l’Appel pour l’Océan, bien commun de l’Humanité

L'Océan est Un, global, continu.
C'est un trésor pour l'Humanité.
Ce trésor est menacé.
Nous en sommes tous responsable.

Depuis nos colloques de 2015 et de 2107, l’IFM défend l’idée que l’océan ne peut plus être « la chose de personne », mais qu’il doit être « celle de tous », le bien commun de l’Humanité.

C'est pour cela qu'avec Catherine CHABAUD, navigatrice, Françoise GAILL, Océanographe, Rachel MOREAU, responsable du programme 02ceans, Jean-Louis FILLON, Délégué général de l’IFM et Eudes RIBLIER, Président de l‘IFM ont lancé le 8 juin dernier, à l'occasion de la Journée mondiale de l'Océan, un Appel pour l'Océan, bien commun de l'Humanitéqui a reçu le soutien du Ministre de la Transition écologique et solidaire et du Ministre de l'Europe et des affaires étrangères.

A l'heure ou les Nations unies s’apprêtent à compléter le statut de la « Haute mer » en vue de mieux la protéger et d’utiliser durablement ses ressources, mobilisons-nous pour que l'intégralité de l'Océan soit mieux protégée : rejoignez-nous, signez cet appel, faites-le connaitre autour de vous :

OceanAsCommon.org

 

Dans le cadre de la promotion de l’Appel pour l’Océan, bien commun de l’Humanité, Eudes RIBLIER est intervenu le 9 octobre à Brest lors d’un atelier de la SEATECH WEEK sur le thème « La protection et la gestion de l’océan : l’affaire de quelques-uns ou la responsabilité de tous ? » Cliquez pour lire ce document. 

Dans ce cadre également, Eudes RIBLIER est intervenu en introduction du colloque « L'Océan, dernière frontière ? Un patrimoine commun, au-delà des juridictions nationales ? » organisé par l’Université de La Rochelle le 9 novembre.

 

 

ANNE QUÉMÉRE

Lauréate du Prix 2020 de l'Institut Français de la Mer

Le prix 2020 de l’Institut Français de la Mer a été remis à Anne QUEMERE, le 30 septembre, à l’occasion du « Before » de la Sea Tech Week, à Brest

Attribués depuis 2002, le Prix de l’Institut Français de la Mer (IFM) est décerné « à une personne physique reconnue pour son action en faveur de la connaissance, de la protection, du développement ou du rayonnement de la mer ou des activités marines.

Le prix peut être partagé pour récompenser des personnes ayant œuvré conjointement.

Les candidatures seront examinées en particulier à la lumière des valeurs traditionnelles du monde maritime : humilité et solidarité, courage et endurance, simplicité et vérité, responsabilité. » 

Eudes Riblier, Président de l’Institut Français de la Mer, empêché, a demandé à Michel Morvan, Président du Comité Bretagne occidentale de l’IFM de le représenter pour cette remise du prix 2020. 

Dans son allocution, celui-ci a indiqué « Navigatrice de l’extrême, sensibilisée et ‘’sensibilisatrice’’ du changement climatique, canotière de la SNSM : tout cela est admirable, mais ce qui justifie vraiment le prix de l’IFM, ce sont les qualités humaines que cela traduit, ces qualités qui font les vrais gens de mer. Votre courage, votre droiture et votre attention aux autres, votre enthousiasme et votre humilité face à l’océan. Je vous cite : aussi puissante soit notre détermination, aussi inusable soit notre énergie, c’est bien l’Océan et lui seul qui, au final, décide ou non de nous laisser passer. » 

Dans sa réponse, Anne QUEMERE a indiqué « Lorsque j'ai été informée du choix du jury pour ce prix national de l'Institut Français de la Mer, j'avoue avoir été très surprise. Je ne m'attendais sincèrement pas à être honorée de la sorte.

Mon parcours maritime ces dernières années a été riche de rencontres et d'enseignements et c'est assez naturellement que j'ai suivi mes inspirations, grandissant à chaque fois de ces expériences hors du commun. 

J'étais loin d'imaginer en traversant l'Atlantique à la rame pour la première fois que ce voyage allait en entrainer de nombreux autres et m'ouvrir peu à peu les yeux sur un univers que je croyais pourtant connaître depuis l'enfance. 

C'est un privilège de découvrir le monde ainsi. Je le sais aujourd'hui. Mais pour que ce privilège ne reste pas vain, je crois indispensable de témoigner auprès du grand public de cette réalité du terrain qui m'a frappé de plein de fouet. L'océan me colle à la peau, mes défis m'ont enseigné que rien n'était impossible et que si nos rêves donnent à nos existences un minimum de cohérence, il ne faut pas s'asseoir pour les considérer, mais agir pour les atteindre. 

Merci à tous les membres du jury pour cette très belle reconnaissance qui me va droit au cœur ».

 

 

RAPPORT GÉNÉRAL sur la gouvernance des Océans par
Jean Louis FILLON, Délégué général de l'IFM 
(ouvrir ici)

 

La Revue Maritime

Venez découvir les éditoriaux n° 505, 506, 507, 508 et 509 en cliquant ici

 

NOUVELLES FICHES DOCUMENTAIRES : 

Le passage de Drake (ouvrir ici)

Le canal polonais de la Vistule à la Baltique (ouvrir ici)

Le canal du Nicaragua (ouvrir ici)

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